Q : Nous avons au Soudan, des cheikhs qui écrivent des Mahâya (sorte d’incantations) quand la personne est malade,
ensorcelée ou autre. Quel est le regard de la religion sur celui qui a des relations avec eux et sur ces agissements ?
R :Il n’y a pas de mal à réciter des versets du Coran, ou des invocations
permises, sur une personne malade ou ensorcelée, puisque le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, pratiquait cette forme d’exorcisme sur ses Compagnons et parmi ces formules, il
récitait :
« Notre Seigneur est Allah qui est dans le Ciel, que Ton nom soit exalté et sanctifié, Ton ordre dans le ciel et sur la terre comme Ta miséricorde
dans le ciel, fasse que Ta miséricorde soit sur terre. Descend une miséricorde de Ta miséricorde et une guérison de Ta guérison sur ce mal. »
Aussitôt, le mal disparaissait.Abû Dâwûd dans le chapitre de la médecine (3892),
hadith d’Abû Ad-Dardâ’, Ahmad (6/21) hadith de Fudhâla.
Parmi les invocations légitimes également, il y a :
« Au nom d’Allah, je demande la protection d’Allah contre tout mal qui peut t’atteindre, contre le mal des personnes
ou le mal d’un envieux. Qu’Allah te guérisse, au nom d’Allah, je demande la protection. »
Muslim dans le chapitre de la paix (2186).
La personne peut mettre sa main sur l’endroit de la douleur, et dire :
« Je me mets sous la protection d’Allah et Son pouvoir, contre le mal que je ressens et que je cherche à
éloigner. »
Muslim dans le chapitre de la paix (2202).
Il y a d’autres hadiths cités par les savants et émanant du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui.
Par contre, les savants ont divergé sur la légitimité d’écrire des versets ou des invocations et sur le fait de les attacher sur la personne. Certains l’autorisent,
d’autres l’interdisent. L’avis le plus probable est que c’est interdit, car le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, ne l’a pas fait, mais il récitait plutôt sur le malade. Attacher des
versets ou des invocations à son cou, les mettre sous son oreiller ou ailleurs est interdit, faute de preuve. Toute personne qui utilise des moyens non permis par la Loi, son acte est une sorte
de polythéisme (Shirk), car il utilise un moyen non considéré comme tel par Allah.
Ceci, c’est sans parler de ces cheikhs eux-mêmes, car on ne sait pas si ces cheikhs sont des charlatans qui écrivent des choses interdites ou non. Si c’était le cas,
il n’y a aucun doute sur l’interdiction de cette pratique. C’est pourquoi les savants ont dit qu’il n’y a pas de mal à réciter des formules du Coran et des invocations (ar-Ruqâ), à condition
qu’elles soient exemptes de tout polythéisme.
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Q : Nous avons au Soudan, des cheikhs qui écrivent des Mahâya (sorte d’incantations) qua ...